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Alzheimer : encore un nouveau médicament en échec

Alzheimer : encore un nouveau médicament en échec


Plus de 190 essais cliniques financés par les firmes pharmaceutiques ne sont pas arrivés au bout, faute d’amélioration chez les patients. Le dernier en date : celui des laboratoires Astra Zeneca et Eli Lily avec le lanabecestat qui vient d’être stoppé en phase 3.

Selon Les Échos, les laboratoires Astra Zeneca et Eli Lily viennent de mettre fin à un essai clinique concernant le lanabecestat, une molécule qui s'attaque à une enzyme intervenant dans la production de la protéine bêta-amyloïde qui forme les fameuses plaques amyloïdes caractéristiques de la maladie.

Cet essai rejoint les 99,6 % des pistes de médicaments contre Alzheimer qui se sont révélés des échecs cuisants ne dépassant même pas la phase de test. Et les 0,4 % de médicaments qui ont finalement été mis sur le marché sont incapables d’enrayer, ou même de ralentir le cours de la maladie. C’est d’ailleurs ce constat qui a conduit le ministère de la Santé français à décider du déremboursement de quatre médicaments anti-Alzheimer à compter du 1er août 2018.

Pourquoi tant d’échecs ?
Le problème réside sans doute dans le fait que les laboratoires, comme la plupart des chercheurs, s’obstinent à s’attaquer aux plaques amyloïdes. Or, selon le Dr Bredesen, auteur de La fin d’Alzheimer, la formation de plaques amyloïdes n’est pas la cause d’Alzheimer mais uniquement une réponse du cerveau face à diverses agressions endogènes ou exogènes (inflammation, carences en nutriments / molécules bénéfiques, molécules toxiques, etc.).

Le problème pour les laboratoires c’est que la maladie d’Alzheimer n’a pas une cause (les plaques amyloïdes) mais 36 facteurs contributeurs comme l’ont découvert le Dr Bredesen et son équipe. Une seule molécule ne peut donc s’attaquer à tous ces facteurs.


Que faire aujourd’hui contre cette maladie ?
Un espoir existe avec le protocole ReCODE du Dr Bredesen qui, en ciblant les 36 facteurs en cause dans Alzheimer, s’attaque aux causes réelles de la maladie. Ce programme personnalisé allie diététique, activité physique, supplémentation, meilleure gestion du sommeil et du stress, exercices cognitifs, etc. 

Pour l’instant une seule étude, parue dans le journal Aging en 2016, atteste de l’efficacité de ce protocole sur un petit nombre de patients. Mais pour le Dr Bredesen, qui a suivi 2000 patients depuis 6 ans, le taux de succès de ce protocole, en termes d’inversion des symptômes, atteint quasiment 100 % chez les stades précoces et, en moyenne, tous stades confondus, plus de 50 %. D'autres études sont en cours.

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